LEGENDE DE SINH,
Auprès de lui méditait SINH, son cher Oracle, un chat tout blanc dont les
yeux étaient jaune d'or comme la barbe de son maître, SINH, le chat conseiller dont les oreilles, le nez, la
queue et les pattes étaient de la couleur du sol, marque de l'impureté de
tout ce qui touche à la terre.
On ne sait si cette belle légende fut vraiment fondée sur l'existence de ces Chats dans un temple Hindouiste, mais après tout, il y a en bien eu pour les singes, les crocodiles etc ... Toujours est-il que le Major Russel Gordon, officier de Sa Majesté Britanique, chargé de protéger les kittahs des invasions, rapporte ceci dans ses notes personnelles :
"Le Temple de Lao-Tsun est incontestablement une des curieuses merveilles de l'lnde
que de bien rares mortels ont été appelés à contempler. Situé à l'est du Lac Incaougji, entre
Mogaung et Shwebo, dans une région quasi désertique, entouré de barrières aux murs infranchissables.Là vivaient encore en 1898, les derniers Kittahs et il me fut permis de les
observer quelque peu avec leurs animaux sacrés. A la suite de rébellion et lors de l'occupation Anglaise de la base de Bahmo, base très isolée en raison de son éloignement de Mandalay, nous
eûmes à protéger les Kittahs contre une invasion Brahmanique et nous les sauvâmes d'un
massacre et d'un pillage certains. Leur Lahma Kittah, le Yotag ROOH-OUGJI me reçut et me fit
présent d'une plaquette représentant le Chat Sacré de Birmanie aux pieds d'une déesse bizarre, dont
les yeux sont faits de deux saphirs allongés (pièces 4108 de ma collection de Mildenhall) après
m'avoir, faveur insigno, permis de contempler les Chats Sacrés au nombre d'une centaine".
Si l'on en croit ce Militaire, la légende rejoindrait la réalité ...
LE CHAT SACRE DE BIRMANIE
La légende est rapportée par la plume de l'écrivain Marcelle ADAM, romancière qui posséda Manou de Maldapour, deuxiéme Birman ayant été reconnu en Europe, vers 1926.
Cette légende comme toutes les légendes n'a sans doute qu'une petite part de vrai, mais continuons à rêver ...
En ces temps là, (au XVIIIe siècle), dans le Temple de LAO-TSUN, bâti sur les flancs du mont Lugh, près du lac Incaougji ( région désertique de l'Inde, actuellement en territoire Birman), vivait en prières le vénérable Kittah MUN-HA, le Grand Lama précieux, dont la vie était consacrée au Dieu SONG-HIO, et à la
contemplation de TSUN-KYANKSE, la déesse aux yeux de saphir, celle qui préside à la transmutation des âmes et permet à un kittah de revivre dans un animal sacré avant d'atteindre la perfection totale.
Or un soir, comme la lune malveillante avait permis aux Phoums (Thaïs) maudits de s'approcher de
l'enceinte sacrée, le Grand Prêtre MUN-HA, sans cesser ses prières, entra doucement dans
la mort, son chat divin à ses côtés, sous les yeux de tous les kittahs accablés.
C'est alors que se produisit le miracle unique ... la transmutation immédiate: D'un bond,
SINH se jucha sur la tête affaissée de son maître et resta figé devant la statue de la déesse. On vit
les poils hérissés de son échine devenir soudain couleur d'or et ses yeux devinrent bleus,
immenses et profonds saphirs, pareils aux yeux de la déesse. Et, comme il tournait
doucement les yeux vers la porte du Sud, ses quatre pattes brunes qui touchaient le crâne
vénérable devinrent d'un blanc éclatant, du bout des ongles jusqu'à la naissance des
doigts. Sur le regard de SINH, les Kittahs poussés par une force invincible se
précipitèrent pour fermer les lourdes portes de bronze.
Le Temple était sauvé de la profanation et du pillage. SINH n'avait pas quitté son maître,
refusant toute nourriture. Il mourut 7 jours après emportant vers TSUN-KYANKSE,
l'âme de MUN-HA trop parfaite désormais pour la terre.
Sept jours après la mort de SINH, les prêtres assemblés pour décider de la succession de
MUN-HA virent arriver en troupe lente, les 100 chats du temple qui, ô merveille, avaient
subi la même transformation que leur chef : leurs pattes étaient gantées de blanc et les
topazes de leurs yeux s'étaient muées en saphir.
Silencieux et solennels, ils entourèrent LIGOA, le plus jeune des Kittahs désignant ainsi la
volonté des ancêtres réincarnés et de la déesse aux yeux de saphir.

"Lorsque meurt un Chat Sacré au temple de LAO TSUN, précise la Conteuse, c'est l'âme d'un Kittah qui
reprend à jamais sa place auprès de MUN-HA, au paradis de SONG-HIO. Malheur à celui qui hâte la fin d'une de ces bêtes merveilleuses, il souffrira des plus cruels tourments."
Ces informations ont été tirées du site Le Cercle du Chat Sacre de Birmanie
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